Nourricières sans droit à la terre

Les femmes au Burkina Faso représentent 65 % des producteurs agricoles et assurent plus de 60% de l’agriculture nationale. Pourtant, elles n’ont droit ni à la terre ni aux intrants ou tout au moins leur accès à ce capital est très limité. Parmi ces « sans terre », Salimata KONE, productrice agricole à Tarfilla, à une dizaine de kilomètres de Banfora dans la Région des Cascades, illustre bien cet état de fait. Avec ses deux enfants, Salimata ne dispose que d’un maigre lopin de terre appartenant à son mari, véritable détenteur de tous les droits y compris la terre et l’essentiel du capital foncier familial.
Ni dans son village d’origine ni dans le village du mari , la femme n’a droit à la terre ! La faute à une tradition coriace et
patriarcale basée sur des relations de pouvoir inégal faisant la part belle aux hommes. Pourtant des terres exploitables existent et Salimata a le droit d’y accéder pour nourrir ses deux enfants et sa famille élargie dont elle a la charge.
En attendant que les hommes veuillent bien lui céder sa part et que les leaders coutumiers s’engagent résolument dans l’égalité de genre en acceptant le partage équitable des ressources, Salimata comme des milliers d’autres femmes cultivatrices se bat pour améliorer ses conditions et celles de sa famille.
Déterminée avec sa « daba » archaïque, son principal allié,
d’arracher un jour des entrailles de la terre son droit humain d’accès et de contrôle de la ressource, elle ne se décourage guère. Elle attend. Elle affronte avec abnégation l’adversité de la nature pour arracher à son lopin de terre de quoi nourrir sa progéniture. Chaque année, elle produit des arachides, du bissap et des légumes. Avec sa daba rudimentaire, elle mène un combat acharné contre les mauvaises herbes mais aussi contre la discrimination et les inégalités de genre tout en espérant au bout de la course récolter ne serait-ce que quelque 50 kg de céréales et de légumes. Un bien maigre butin! A peine de quoi nourrir ses enfants pendant cinq mois. Alors pour joindre les deux bouts d’une saison à une autre, Salimata vend ses services dans les champs des autres comme ouvrière agricole une fois ses récoltes finies.
Pendant la saison sèche, toujours combinant ses rôles reproductif, productif et communautaire, elle jette son dévolu sur les occupations saisonnières de la SN SOSUCO dans les champs de canne à sucre en attendant des lendemains meilleurs, sans doute, le jour où elle et toutes les femmes du Burkina Faso verront leur droit d’accès à la terre devenir une réalité.
Ce rêve, elle le caresse depuis longtemps dans l’espoir de le voir réalisé. Et comme toutes les femmes rurales, elle essaie de croire aux politiques publiques qui essaient tant bien que mal de faciliter un accès équitable et sécurisé de la femme rurale à la terre et de respecter le quota des 30% de femmes bénéficiaires de parcelles dans les aménagements hydro-agricoles.
Mesure 1 – Accès et contrôle de la terre : Faciliter un accès équitable et sécurisé de la femme rurale à la terre et respecter le quota des 30% de femmes bénéficiaires de parcelles dans les
aménagements hydro-agricoles.

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Un concours de reportages pour amplifier la couverture de l’actualité climatique à l’approche du sommet de Paris

Genève, 27 août 2015 – Le PNUD a lancé aujourd’hui un concours de reportages,Voices2Paris, visant à sensibiliser le public sur les conséquences négatives du changement climatique ainsi que sur les solutions mises en œuvre par des particuliers et des gouvernements dans les pays en développement.

“Nous souhaitons fournir à de jeunes journalistes issus de pays en développement l’occasion unique de contribuer au débat mondial sur le changement climatique à l’approche de la COP21, tout en renforçant leurs capacités et en assurant la reconnaissance de l’excellence », a déclaré Neil Buhne, Directeur du PNUD Genève.

Le PNUD cible des journalistes de 35 ans ou moins, issus de pays en développement, qui sont déjà engagés dans l’écriture publique et qui souhaitent contribuer à une meilleure sensibilisation du public au sujet du changement climatique.

Les meilleurs reportages seront publiés chaque jour à l’approche immédiate de la COP21, en portant des messages de lutte et d’espoir émis par les acteurs de terrain en matière de changement climatique dans le monde. Les auteurs des deux reportages gagnants seront invités à assister et à couvrir l’actualité du sommet sur le climat des Nations Unies COP21, qui se tiendra à Paris en décembre.

Les jeunes journalistes issus de pays en développement peuvent soumettre leur reportage en anglais et en arabe, chinois, français et espagnol (avec une traduction anglaise), jusqu’au 11 octobre 2015. Les directives de participation sont disponibles sur le site web du PNUD Genève.

Une équipe de journalistes seniors travaillant dans le domaine du changement climatique au sein des meilleurs médias internationaux, des associations de médias régionaux et des représentants des principales organisations internationales feront la sélection des articles et aideront les participants dans l’amélioration de leur production.

“Le concours est une excellente initiative pour promouvoir les enquêtes novatrices effectuées par la jeune génération de journalistes. Il s’agit également d’une occasion pour les journalistes africains de reconfigurer les relations état-société et de contribuer au développement du continent », a jouté Sidi El Moctar Cheiguer, Président du Réseau africain des journalistes de l’environnement.

Les reportages, une fois sélectionnés et notés, seront publiés sur le site web du PNUD et diffusés par les partenaires du projet afin d’assurer une portée maximale aux articles et de soutenir l’adoption d’un programme ambitieux pendant la COP21.

APO (Organisation de la Presse africaine) et Oxfam Hong Kong sont les partenaires privilégiés du concours.

Organisations participantes: African Network of Environmental Journalists, Care International, China Dialogue, Global Call for Climate Action, International Center for Journalists, Global Village of Beijing, Innovative Green Development Program, InterNews,Pacific Islands News Association, RNTC, RTCC/Climate Home, Secretariat of the Pacific Regional Environment Programme and University of the South Pacific.

Nous remercions aussi le réseau global des pays les plus vulnérables actifs au travers duClimate Vulnerable Forum présidé par les Philippines.

Pour plus d’informations, veuillez contacter:

Sarah Bel – Spécialiste communication PNUD

media4climate

+41 22 917 8544

Médias sociaux:

Hashtag #Voices2Paris

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Faire des femmes rurales, le levier de la promotion d’un Burkina sans faim, c’est possible et même indispen sable

Faire des femmes rurales, le levier de la promotion d’un Burkina sans faim, c’est possible et même indispensable. C’est la conviction de la Campagne CULTIVONS au Burkina qui, en prélude aux élections présidentielles et législatives d’octobre 2015 s’est engagée dans une vaste Campagne de plaidoyer, dénommée : les femmes rurales, pour un Burkina sans faim. Dans le cadre de ce plaidoyer, elle organise le 15 septembre 2015 au Pavillon de la Créativité du SIAO, une cérémonie solennelle de signature d’engagements des partis politiques, prenant part aux élections législatives et présidentielles du 11 octobre 2015, à prendre en compte les préoccupations des femmes rurales. Outre les Organisations paysannes et de la société civile, cette cérémonie, placée sous le parrainage de la ministre de la Promotion de la femme et du genre, madame Bibiane OUEDRAOGO/BONI, réunira une centaine de femmes rurales venues de toutes les provinces du Burkina, des leaders politiques d’une dizaine de partis, les ministres en charge du secteur rural (agriculture, ressources animales, environnement,). La cérémonie verra également la participation des représentants d’ONGs et d’institutions internationales intervenant dans le secteur rural Agricole. Ladite cérémonie sera marquée par la présentation « des dix mesures en faveur des femmes rurales pour bâtir un Burkina sans faim », le recueil des commentaires et réactions des partis politiques suivi par une matérialisation de leurs engagements à mettre en œuvre ces dites mesures, une fois portés au pouvoir en présence d’artistes engagés en faveur de la promotion de la justice alimentaire.
Pour annoncer cet évènement majeur, les femmes rurales animeront une conférence de presse le 9 septembre 2015 à 10 Heures au siège de la Confédération Paysanne du Faso. Les animatrices de ladite conférence seront issues du secteur rural de la production agricole, de l’élevage et de la transformation des produits agricoles .
La cérémonie du 15 septembre est l’aboutissement d’un long processus conduit sous le leadership de la CPF (Confédération Paysanne du Faso) et du SPONG (Secrétariat Permanent des ONGs) avec le soutien financier et technique de Oxfam /Burkina et de Christian Aid. Il s’est agit dans un premier temps de recenser, les préoccupations des femmes rurales à la base et de les valider au cours d’un atelier national avec les femmes qui a eu lieu en juillet. Ce processus a permis la rédaction d’un document dénommé manifeste des femmes rurales « dix mesures pour bâtir un Burkina sans faim ».
Au-delà de la signature des engagements, la date du 15 septembre marque, le début d’une Campagne de veille et d’interpellation régulières des leaders politiques et des autorités sur la mise en œuvre des dits engagements. Des moments clés comme la journée mondiale de l’alimentation (16 octobre), la journée internationale de la femme (8 mars) seront mis à profit pour faire le bilan à mi – parcours et interpeller les acteurs politiques et les autorités sur les éventuels manquements à leurs engagements.
Cette Campagne de veille se mènera également sur internet et particulièrement sur les réseaux sociaux des membres, partenaires et alliés de la Campagne CULTIVONS . Par ailleurs, CULTIVONS au Burkina lancera une page de veille spéciale élections le 15 septembre pour faire le suivi des engagements des candidats en lien avec les préoccupations des femmes durant la campagne électorale …..
La nouvelle campagne « les femmes rurales, pour un Burkina sans faim » fait suite à la campagne « où sont passés nos 10% » qui a été menée en 2014 pour promouvoir en quantité et en qualité les investissements dans le secteur agricole.
Pour promouvoir la justice alimentaire, CULTIVONS au Burkina, est engagée depuis plus de quatre ans dans des actions de plaidoyer en direction des décideurs publics pour favoriser l’émergence de politiques agricoles efficaces au service des plus vulnérables.

Dans le Sud-Ouest du Burkina, les paysans se mobilisent pour récupérer des terres dégradées

5314 hectares de terres récupérées au cours de la campagne 2014. Le résultat d’un projet d’adaptation aux changements climatiques, mis en œuvre dans la région du Sud-Ouest du Burkina par la coopération allemande, à travers le programme développement de l’agriculture (PDA).

La région du Sud ouest du Burkina. On estime à 16,533 km2, la superficie totale de cette partie du Burkina Faso, une superficie partagée par 620 767 habitants, indique le recensement générale de la population effectuée en 2006. Selon les projections basées sur un taux de croissance de 2.5%, la région compte 795 549 en 2015. La majorité de la population est rurale, (89), et l’agriculture dans cette partie du Burkina est la principale source de revenu pour les populations.

Ici se met en œuvre un projet d’adaptation aux changements climatiques et qui mobilise les paysans pour la récupération de terres de plus en plus dégradées. L’impact des changements climatiques dans la région est perceptible par les agriculteurs qui manquent de plus en plus de terres cultivables. La prise de conscience des effets des changements climatiques est facilitée par les actions de sensibilisation et de renforcement des capacités, mises en œuvre par l’équipe du projet EKF.

« Nous utilisons beaucoup l’approche du théâtre-forum pour amener les populations à connaître et comprendre le changement climatique ainsi que leurs responsabilité » explique M. Cissé, ingénieur de Conception en vulgarisation agricole et chargé du volet renforcement des capacités pour le projet. Par la même approches, les populations sont formées aussi aux bonnes pratiques d’adaptation aux changements climatiques. 5000 personnes ont déjà été touchées en terme de connaissance sur les changements climatiques, selon M. Cissé.

Des femmes d’un village de Dissin, dans le Sud-Ouest, en travaux de construction d’un cordon pierreux. Photo : Cissé

Des femmes d’un village dans le Sud-Ouest, en travaux de construction d’un cordon pierreux. Photo : Cissé

Une technique pas si nouvelle

Le projet est né du constat que l’état de dégradation des terres, est très avancé dans la région du Sud-Ouest. Les chiffres de l’état de l’environnement du Burkina Faso en son temps, font état d’environ 200 mille hectares de terres qui se dégradent en moyenne par an dans cette région où la population, en majorité rurale, vit essentiellement de l’agriculture. Cette population connaît aussi une forte croissance démographique, avec un taux d’accroissement naturel d’au moins 2,5%, selon les chiffres du recensement de 2006. « La population s’accroit, les superficies n’augmentent pas. Au contraire, les terres se dégradent et les superficies exploitables se raréfient», rappelle M. Cissé. Tout le problème de la dégradation des terres se trouve dans cette réalité. Dans cette partie du Burkina, pourtant pas des moins nantie en pluviométrie, le couvert végétal se dégrade beaucoup. « La prospection a permis de noter que ces 15 dernières années, 60% de la couverture végétale est perdue au sud ouest », en raison notamment de l’orpaillage et de l’exploitation du bois de chauffe pour la préparation de la bière de mil, explique Jean-Michel Kuela, expert Maitrise d’ouvrage et Changement climatique, ingénieur du développement rural, chargé également du volet renforcement de capacité.

Pour les animateurs du projet, choisir d’agir dans la récupération des terres relève non seulement d’une urgence, mais aussi d’une anticipation. Anticipation parce qu’à travers la dégradation des terres, ce sont des moyens de subsistance qui sont perdus et ce sont même les possibilités d’existence qui sont menacées. « Il faut travailler à inverser la tendance et c’est là qu’on se projette dans l’avenir, pour non seulement travailler à récupérer ce qui est dégradé, mais aussi à renverser la tendance de la dégradation » estime M. Kuela.

Pour la première campagne, 5314 hectares de terres ont été récupérés grâce à la technique des cordons pierreux. « Les techniques utilisées ne sont pas si particulières. Ce sont des techniques qui existaient. Il s’agit des cordons pierreux. La petite particularité c’est que ce sont des cordons pierreux trois pierres », explique M. Kuela, expert en Maitrise d’ouvrage et changement climatique. La technique employée conjugue également la réalisation de digues et diguettes, ainsi que la végétalisation des ouvrages antiérosifs réalisés. D’où un volet agroforesterie : environ 50 000 plans, toutes espèces confondues, ont été mis en terre pour la campagne 2014.

Le premier projet sur le changement climatique au niveau local

Renforcement de capacité, aménagements physiques, agroforesterie, autant de composante d’un projet, assez particulier, dans lequel les populations sont les premiers acteurs.

« La particularité de ce projet, explique M. Kuela, est de combiner plusieurs approches. » Le projet Changement climatique du PDA n’est pas en effet le premier projet sur les changements climatiques au Burkina. On trouve des projets de récupération des terres dégradées, des projets de valorisation de l’agroforesterie, ou encore des projets qui concernent uniquement le renforcement de capacités des populations en matière d’adaptation aux changements climatiques. « Mais, relève Jean-Michel Kuela, au sein du projet EKF ces trois volets sont combinés en un seul. » De plus, « c’est le premier projet au Burkina qui travaille sur le changement climatique au niveau local », souligne-t-il.

Le projet s’est donné pour objectif d’améliorer la capacité d’adaptation aux changements climatiques de la population locale. Ce qui ne va pas sans difficultés. Notamment, explique M. Poda, le coordonnateur du projet, « le problème fondamental auquel nous sommes confrontés, c’est le problème de l’orpaillage qui met en danger nos aménagements, parce que partout où les orpailleurs vont, ils creusent partout, ils fouillent partout. La disponibilité de la main d’œuvre pour pouvoir faire les aménagements fait défaut à cause de ce phénomène d’orpaillage qui attire une bonne partie de la population. »

Bientôt la première édition du Festival de films Consom’Acteurs, sur l’Alimentation et l’Agriculture au Burkina

Festival CONSOM'ACTEURSL’Association Burkinabè des Journalistes et Communicateurs Agricoles (ABJCA) organise du 1er au 3 mai 2015 à Ouagadougou un festival de films sur l’alimentation et agriculture dénommée FESTIVAL DE FILMS « CONSOM’ACTEURS ».

« Dans un contexte marqué d’une faible compétitivité des produits locaux due à une ouverture tous azimuts du marché national avec l’entrée de produits alimentaires importés, l’évolution de la production alimentaire nationale implique fortement l’engagement des consommateurs par une prise de conscience indispensable et l’adoption de modes de consommation favorables à la production locale », relève l’association dont l’une des principales missions est de contribuer à une connaissance approfondie des situations et des enjeux fondamentaux de l’alimentation et de l’agriculture.

Au programme : PROJECTIONS de films, DÉBATS, PANELS, et DÉGUSTATIONS de mets locaux. A travers ces différentes activités, l’ABJCA entend contribuer à « faire du couple alimentation-agriculture un véritable sujet de société qu’il est important de mettre au cœur des préoccupations des consommateurs».

Espace d’informations, d’échanges, de rencontre entre consommateurs et acteurs des chaînes de valeurs agricoles, de dialogue et confrontation d’idées, le FESTIVAL DE FILMS « CONSOM’ACTEURS » se veut être un événement annuel.

Pour toutes fins utiles, contactez les organisateurs à travers :

Association Burkinabè des Journalistes et Communicateurs Agricoles

Tel: +226 76025303 / +226 74499896

Email: abjca.contact@gmail.com|

Blog: https://abjca.wordpress.com

Le premier salon international du coton africain s’implante en mai dans la capitale burkinabè

OFIS AFRIQUE et l’Association SPHERE/CAFES veulent promouvoir le Coton Africain à travers « le Salon International du Coton Africain » (SiCoA). L’objectif de ce premier salon c’est de contribuer à la promotion du Coton Africain et permettre ainsi aux coton-culteurs de mieux vivre de leur activité.

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Le coton est l’une des principales cultures de rente en Afrique. Mais les bénéfices issus de la production n’arrivent plus à rémunérer les fruits de dur labeur des producteurs, conséquence des subventions octroyées par les pays du Nord à leurs producteurs.

Aussi, le coton chinois moins couteux parce que produit à faible coût lié à une main d’œuvre abondante et bon marché inonde le marché international. Tous ces faits concourent à déprimer les cours internationaux du coton et à provoquer la forte dégradation des conditions de vie des coton-culteurs.

Le salon du coton africain sera aussi l’occasion de sensibiliser les producteurs à l’amélioration des différents types et modes de production du coton.

Les participants, essentiellement des organisations professionnelles de producteurs, de transformateurs, des opérateurs économiques, des Instituts de Recherche sur le Coton, viendront du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mali, du Niger, du Togo, du Ghana, du Benin et d’autres pays non africains, ayant un intérêt pour le coton africain.

Au Burkina Faso, premier producteur africain de coton, le secteur est confronté depuis quelques temps à des crises internes. Selon le promoteur du salon, Souleymane Drabo, le SICOA est aussi l’occasion de rehausser l’image du Burkina, mais aussi de permettre aux acteurs du coton de dialoguer pour résoudre les crises qui mine le secteur.

Sécurité Alimentaire dans l’UEMOA: Le Comité de Haut Niveau adopte un programme décennal

C’est la principale conclusion de la 5è réunion du Comité de Haut Niveau sur la Sécurité Alimentaire dans l’espace UEMOA (CHNSA), tenue lundi 23 mars 2015 à Niamey (Niger) sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Issoufou MAHAMADOU, Président de la République du Niger, Président dudit Comité.
Dénommé Programme Communautaire Décennal de Transformation de l’Agriculture pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PCD-TASAN) (2014-2024), ce programme concrétise les ambitions de la Politique Agricole de l’Union (PAU) et de la Politique Commune d’Amélioration de l’Environnement (PCAE). Le coût global de mise en œuvre est estimé à 689 milliards FCFA que l’Union compte mobiliser dans le cadre du Partenariat Public-Privé.

Le Comité a analysé la situation agricole 2014-2015 qui fait ressortir un niveau de récoltes globalement satisfaisantes avec une production prévisionnelle de plus de 23 millions de tonnes de céréales et environ 19 millions de tonnes de tubercules. Toutefois, la situation alimentaire et nutritionnelle reste préoccupante dans certaines zones, notamment en Guinée-Bissau, au Niger et au Sénégal. Il a en outre pris acte de la non-disponibilité de productions fourragères au niveau régional et a noté que la situation alimentaire du cheptel sera difficile jusqu’aux prochaines pluies, du fait du manque de pâturage et d’eau dans presque tous les bassins.

Au terme des travaux, des recommandations ont été formulé aux Etats Membres ; aux Organes et Institutions de l’UEMOA, à la CEDEAO, au CILSS, aux Organisations Professionnelles Agricoles et Organisations de la Société Civile, ainsi qu’aux Partenaires Techniques et Financiers en vue de consolider la dynamique communautaire engagée pour vaincre l’insécurité alimentaire.

Le Président Issoufou MAHAMADOU s’est dit satisfait de cette 5è session du Comité de Haut Niveau dont les conclusions seront soumises à la prochaine Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA.

Rappelons que le CHNSA a été mis en place par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA. Présidé par le Chef de l’Etat nigérien, sa mission principale est d’identifier les voies adaptées pour promouvoir la transformation durable de l’Agriculture dans l’Union. Outre les Ministres de l’agriculture et de l’élevage des Etats, le Comité réunit le Président de la Commission, le Gouverneur de la BCEAO, le Président de la BOAD, le Secrétaire exécutif du Comité Inter Etats de lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS), les représentants du Système des Nations-Unies (FAO, PNUD, PAM), des partenaires techniques et financiers (Banque Mondiale, UE)